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Troubles musculo-squelettiques (TMS) : comment les prévenir ?

26 août 2019
Prévenir des troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les troubles musculo-squelettiques représentent les trois quarts des maladies professionnelles en France, tous secteurs confondus. Ils ont aussi un coût non négligeable évalué à deux milliards d’euros par an en indemnités journalières, sans compter les coûts indirects (perte de production, absentéisme…).

Sujet important de la santé et de la sécurité au travail, découvrez l’essentiel des troubles musculo-squelettiques :

  • La définition des TMS A
  • ux origines des TMS
  • L’ergonomie pour lutter contre les TMS
  • 5 bonnes pratiques pour un poste de travail ergonomique

La définition des TMS

Les troubles musculo-squelettiques désignent les pathologies liées à l’activité professionnelle qui touchent les tissus mous (muscles, tendons, nerfs, ligaments, cartilages…) au niveau ou autour des articulations.

Les TMS se traduisent, en général, par une douleur et/ou une gêne fonctionnelle (difficulté à effectuer certains gestes, raideur, fatigue musculaire…) qui peuvent être réversible ou non.

Les principaux troubles musculo-squelettiques se situent au niveau des membres supérieurs :

  • Les épaules : le syndrome de la coiffe des rotateurs…
  • Les coudes : le syndrome du tunnel cubital, l’épicondylite…
  • Les poignets : le syndrome du canal carpien…

Cependant, les mains, les doigts, la nuque, le bas du dos, les genoux, les chevilles, etc. peuvent également être sujets aux troubles musculo-squelettiques.

Aux origines des TMS

On pourrait croire que les troubles musculo-squelettiques se résument aux mauvaises postures ou habitudes adoptées par les salariés. En réalité, il existe de nombreux facteurs de risques :

  • Les facteurs biomécaniques tels que la posture, la force, la répétition et la durée d’un mouvement sont souvent les premières causes de TMS.
  • Les facteurs environnementaux peuvent aggraver les facteurs biomécaniques précédemment décrits. On peut citer par exemple : les pressions mécaniques, les chocs, les vibrations, la qualité de l’éclairage, la température…
  • Les facteurs organisationnels peuvent également être à la source de TMS, notamment lorsque sont imposées des cadences particulières ou des contraintes de temps. • Les facteurs psychosociaux tels quel le stress, l’épuisement physique ou mental, l’insatisfaction au travail, etc. contribuent également à l’apparition de TMS.

Il est important de rappeler que les troubles musculo-squelettiques dépendent aussi des caractéristiques individuelles telles que l’âge, l’état de santé ou les antécédents de chaque collaborateur.

L’ergonomie pour lutter contre les TMS

Le principe de l’ergonomie est d’adapter l’environnement et les outils de travail aux collaborateurs, et non l’inverse. Une telle démarche vise à préserver la santé physique et psychique des travailleurs et ainsi à favoriser leur confort, leur sécurité et leur bien-être.

Il existe quatre principaux leviers d’actions pour s’engager dans une démarche ergonomique :

  • Acquérir du mobilier ergonomique, c’est-à-dire du mobilier proposant suffisamment de réglages pour s’adapter à la morphologie de son utilisateur. Par exemple, un siège de bureau dont la hauteur, le dossier et les accoudoirs sont réglables, une table de bureau réglage en hauteur qui permet de travailler assis ou debout, des lampes de bureau réglables individuellement…
  • Informer et prévenir pour sensibiliser les salariés aux troubles musculo-squelettiques. Trop souvent minimisées, ces pathologies peuvent pourtant facilement être réduites ou évitées. Communiquer sur le sujet représente un petit investissement, au regard des bénéfices que cela peut apporter.
  • Consulter un ergonome professionnel pour adapter des postes de travail très spécifiques. Ce dernier évaluera les usages et proposera des solutions sur-mesure en termes de matériel, d’organisation ou d’usage.
  • Aménager le projet d’entreprise pour positionner les collaborateurs, et la qualité de leur poste de travail, au cœur des priorités. Formaliser cet engagement est un premier pas vers une démarche ergonomique.

5 bonnes pratiques pour un poste de travail ergonomique

Pour ce qui est des postes de travail informatisés (c’est-à-dire de bureau), il existe quelques règles d’ergonomie à connaître, aussi efficaces que faciles à mettre en place :

  1. Ne pas tourner le dos à la fenêtre lorsque l’on travaille sur écran. En effet, les reflets fatiguent les yeux et peuvent créer des maux de tête.
  2. Régler son siège de bureau pour que les pieds soient à plat sur le sol, le dos bien droit et les yeux quelques centimètres au-dessus de l’écran d’ordinateur.
  3. S’équiper d’un repose-poignet ou d’une souris ergonomique pour ménager son poignet et prévenir le syndrome du canal carpien.
  4. S’octroyer des moments de pause et de déconnexion, sans écran ni clavier (5 minutes toutes les heures ou 15 minutes toutes les 2 heures)
  5. Installer les objets régulièrement utilisés à portée de main (téléphone, calculatrice, calendrier…)

Il existe encore des dizaines d’astuces pour garantir confort et sécurité aux collaborateurs. L’essentiel à retenir est d’encourager les mouvements, tout en ménageant son corps !

Les troubles musculo-squelettiques sont souvent désignés comme la nouvelle maladie professionnelle de notre siècle. C’est d’autant plus vrai qu’avec la mutation des modèles traditionnels de travail et le développement du nomadisme (flex office, télétravail, travailleur indépendant…), ces pathologies risquent de continuer à se démocratiser. Il convient donc de redoubler de vigilance face aux TMS, en pensant avant

Crédit photo : Adobe Stock

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